• Oh ! Regarde cette photo. La jolie petite fille c'est moi. Ta maman.


    Maman était petite avant d'être grande / Valérie Larrondo & Claudine Desmarteau




    Une maman explique à son enfant combien elle était sage quand elle avait son âge. Maman ne disait jamais de gros mots, Maman finissait toute son assiette... Tandis que le texte sur la page de gauche nous décrit ce petit ange, l'illustration de la page de droite nous montre une réalité bien différente : une petite fille qui met ses doigts dans le nez, terrorise son petit frère et casse les jouets des autres.

    Le décalage entre les deux pages est franchement à hurler de rire ! Un album  irrévérencieux pour tous, où les enfants comprendront que leurs parents n'étaient finalement pas des modèles... Quant aux adultes, cela leur rappelera bien des souvenirs !


    Maman était petite avant d'être grande
    Valérie Larrondo & Claudine Desmarteau
    Seuil Jeunesse
    9.95€


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  • Comme tous les fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d'une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyde et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l'avenir tout tracé qui l'attend.
    Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter.


    Fedeylins / Nadia Coste



    Un roman tout en délicatesse qui, par petites touches, nous parle de différence et de notre place dans notre société.
    On suit Cahyl dès son existence dans sa petite bulle, puis tout au long de sa vie. Par ses yeux nous sont dévoilés les rouages de la société des fedeylins, petits êtres ailés proches de la nature, vivant au bord d'une mare qui constitue tout leur univers. Les saisons qui passent rythment l'histoire, nous emportant tranquillement avec, dans un monde simple et délicat.

    Tout est décrit par le biais de légendes ou de faits vécus par Cahyl : le mode de vie, les longs mois passés à l'abris du froid, les tâches de tous les jours, les cérémonies pour marquer les passages au stade larveyrin - la naissance -, mudeylin puis fedeylin, la méfiance envers les gorderives - sortes de batraciens vivant de l'autre côté de la mare... Toutes ces informations arrivent au fur et à mesure de l'histoire, avec naturel, sans explications trop brèves ou trop longues. On se laisse emporter dans ce monde minuscule et dont on se sent tellement proche.

    Un monde où tout le monde a sa place et s'en satisfait, sauf Cahyl. Né sans marque - terrible chose puisque la marque indique à chacun son destin et sa place dans la communauté - il est en outre affligé d'une trop grande empathie qui lui fait entendre les pensées de ses camarades.
    Dans ce monde sans heurt, Cahyl tente de cacher sa différence, s'interroge sur lui, sur son peuple - doit-il vraiment vénérer autant les Pères Fondateurs, eux qui ne sont même pas rendu compte de son anomalie ? - et ne redevient lui-même qu'en présence de son seul ami : Glark, un... gorderive, créature avec laquelle jamais on ne fraternise...

    C'est beau et c'est fluide, l'auteur arrive à nous faire croire à ces petits êtres, à leur combat quotidien pour la survie. Les notions de communauté, d'amitié et de partage sont largement mises en avant - mais également la xénophobie, la cruauté et la lâcheté.

    Un beau roman qui met l'eau à la bouche - trois autres tomes sont à venir - et qu'on referme l'esprit serein, mais en même temps impatient de savoir ce que deviennent Cahyl, Glark, et les autres personnages.




    Pour aller plus loin, voici le blog du roman et celui de l'auteur.

    Fedeylins
    Nadia Coste
    Editions Gründ
    18 €


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  • J'hésite encore entre remercier ou maudire l'amie qui m'a fait découvrir ce blog. Depuis hier soir, je surfe dessus, oscillant entre plaisir de la re-découverte et nostalgie poignante.

    Coup de vieux est un blog qui nous rappelle tout ces petites choses du quotidien qui existaient dans les années 70-90 : Fido Dido, les Pogs, Lucie la Luciole, les Musclés... Ou comment bien filer le cafard à toute une génération de trentenaire dynamiques. Perso, j'ai eu l'impression que les années se sont accumulées sans que je ne m'en aperçoive...


    coup de vieux


    Envie d'une bonne dose de nostalgie en compagnie des Mini Keums, Napster, Magic Light et autre trucs de "vieux" ?
    Un incontournable, vraiment.


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  • Un soir comme tant d'autres en Ecosse... Une famille de nobles dîne.  Le seigneur et sa famille, plus les domestiques de sa maisonnée. Les flammes crépitent, piquant contraste avec le froid qui règnent à l'extérieur. Atmosphère sereine des fins de soirées. Soudain, un cri s'élève sur la lande, atroce, monte et tourbillonne dans des aigus insoutenables.
    Dans un grand fracas de chaises, tout le monde s'est levé. Pâles, les domestiques murmurent des prières, tandis que la femme du seigneur étreint farouchement ses enfants. Sur toutes les lèvres, une question muette : pour qui crie la banshee ? Qui est condamné à une mort inéluctable ?


    Le keening de la banshee




    La banshee est une fée crainte et révérée, attachée à des clans écossais ou irlandais, et qui apparaît pour annoncer en hurlant le décès d'un membre de la famille à laquelle elle est liée. Vêtue d'un manteau vert et d'un robe blanche, ses cheveux sont hirsutes et ses yeux rouges d'avoir trop pleuré. Elle est généralement représentée comme une jeune fille, ou, à l'inverse, comme une vieille femme. Elle peut également se tranformer en corbeau, en roitelet ou en rouge-gorge.

    Son cri - le keening - est terrifiant : il tient tout à la fois du hurlement du loup, des pleurs d'un enfant, du cri d'une oie sauvage et des plaintes d'une femme prête à accoucher. il est en outre si puissant qu'il réveille les dormeurs et peut se faire entendre par-dessus la plus forte des tempêtes. Il est plus ou moins strident selon que la mort annoncée sera douloureuse ou non... Par ce cri, la banshee condense tout le désespoir de la famille endeuillée.
    Il peut arriver que plusieurs Banshee se réunissent pour hurler, présageant alors une grande catastrophe ou la mort d'un personnage important.

    La banshee joue parfois le rôle d'esprit protecteur de la famille ; elle peut ainsi écarter les coups mortels ou veiller sur un tout jeune héritier. Il est de plus à noter que si le clan déménage dans un autre pays, la banshee le suit.

    Entendre le keening d'une banshee voulait donc dire qu'un membre de sa famille allait mourir ; au fil du temps, cette légende a sensiblement changé : ainsi, c'est le plus souvent la personne qui entend ou voit la banshee qui se sait condamné à une mort certaine - dans un très proche avenir...


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