• Dans la mythologie celtique, les Tuatha dè Danann sont une race de dieux venus s'établir en Irlande. Ils firent auparavant escale dans quatre villes mythiques du Nord - Falias, Gorias, Finias et Murias - et en ramenèrent quatre talismans.



    Les talismans des Tuatha de Danann




    L'épée de Nuada

    L'épée de lumière était si aiguisée que les corps s'ouvraient spontanément en deux pour l’accueillir. Au moment de frapper l'ennemi, elle prend la forme d'un arc-en-ciel. Dans les mythes celtes plus récents et les légendes arthuriennes, l'épée de Nuada prend les noms de Caladbolg - Dure Tranchant - Calad-colg, Caledfoulch, Kaledfoulc'h ou Kaletfwlch. Elle est connue chez nous sous le nom d'Excalibur.

     

    Le chaudron de Dagda

    Proche parent de la corne d'abondance, le Chaudron de Dagda pouvait nourrir toute une armée sans jamais se vider. Il avait également le pouvoir de ressusciter les morts que l'on mettait dedans. Ceux qui revenaient ainsi avaient acquis d'immenses connaissances - mais étaient aussi devenus muets entre temps. Enfin, le Chaudron servait également de passage entre notre monde et celui de la Déesse-Mère.



    La lance de Lug

    Aussi nommée Gae Bolga, le Javelot Foudre. Une fois lancée, elle ne ratait jamais sa cible et volait presque de sa propre volonté. Elle obéissait à certains mots de pouvoir, mais était si assoiffée de sang et de combats qu'il fallait la maintenir enchaînée.  On l'immergeait dans le Chaudron de Dagda afin d'assouvir sa soif.
    Elle aurait inspirée la lance de Longinus - soldat romain qui transperça le flan du Christ avec sa lance ; depuis, celle-ci ne cessa jamais de saigner à sa pointe.



    La pierre de Fal

    De son petit nom Lia Fail, la Pierre du Destin. Symbole du pouvoir légitime et de la royauté, la Pierre de Fal crie si le souverain légitime d'Irlande s'assoit sur elle, sain de corps et d'esprit - Nuada, ayant perdu une main au combat, ne pu prétendre au trône d'Irlande. Elle a également le pouvoir de rajeunir le roi et de protéger l'Irlande. Sous le coup de la colère, Cuchulainn brisa un jour la Pierre avec son épée ; elle n'a plus jamais gémit depuis lors.

    Les rois d'Ecosse eurent en leur possession un fragment de Lia Fail, qu'ils placèrent à l'abbaye de Scone. Elle servait de manière symbolique lors des couronnements. Mais au XIIIème siècle, le roi d'Angleterre Edouard 1er s'en empara comme butin de guerre et la conserva dans l'abbaye de Westminster, aggravant les tensions entre les deux pays. Elle ne fut restituée à l'Ecosse qu'en 1996. Elle fut placée au château d'Edimbourg, et l'accord passé entre les deux pays prévoit qu'elle soit renvoyée de façon temporaire à Westminster pour les cérémonies de couronnement.

    Mais la légende continue, puisque certains chuchotent que l'actuelle Piere de Scone ne serait pas authentique. Lors de l'invasion anglaise, les moines de Scone auraient caché la Pierre dans une rivière ou enterré sous une colline. Si cela est vrai, elle n'a jamais été retrouvée...


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  • Le matin de son mariage, Pell Ridley sort de son lit, embrasse ses soeurs et s'enfuit à grand galop dans la campagne endormie. Adieu la vie d'ennui et de labeur que le destin lui a tracé. Devant elle, le paysage est splendide. Chaque visage est une promesse. Chaque rencontre est un danger.
    Mais Pell est déjà une héroïne : elle n'a peur de rien et attend tout de la vie...



    La balade de Pell Ridley / Meg Rosoff



    Autant lâcher le morceau tout de suite : habituellement, Meg Rosoff me laisse au mieux indifférente - il me semble avoir lu Maintenant c'est ma vie, mais sans parvenir à m'en rappeler - au pire je caresse l'idée de me servir de ses livres comme cale-meuble - par exemple... Au commencement il y avait Bob, que je n'ai même pas fini tant ce roman me semblait inepte et lourdingue.

    Autant dire que c'était mal parti.

    Mais je suis une libraire sérieuse - hem... - et je me force aussi à lire des romans qui ne sont pas forcément mon style. Parfois cela confirme mon dégoût, et parfois je fais de belles rencontres, comme avec ce roman. Alors : pardon Meg Rosoff pour tout ce que j'ai pu dire de mal sur vos bouquins, et merci pour cette perle d'écriture.

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    Pell aime les chevaux et la liberté. Elle aime nettement moins l'idée de se marier avec son ami d'enfance et rester prisonnière de son rôle d'épouse usée par les accouchements et la misère. Elle rêve d'autre chose, un endroit où elle serait à sa place. Alors elle s'en va, talonné par son cheval Jack et par Bean, son petit frère muet.
    Mais dans l'Angleterre du XIXème siècle, il est dangereux pour une femme de voyager seule sur les routes. Ses demandes d'emploi n'attirent que la suspicion et la méfiance de la part des braves citoyens bien établis. Que veut cette jeune fille crottée et flanquée d'un gamin qui ne parle pas ? Mais Pell s'entête, jusqu'au moment ou Jack et Bean disparaissent. Alors l'errance de la jeune fille se transforme en quête désespérée pour les retrouver tous les deux, coûte que coûte...

    Au court de son périple, la jeune fille croise des personnes plus ou moins bien attentionnées, et à travers ces gens, c'est toute l'Angleterre campagnarde et pauvre qui se dévoile sous nos yeux. Jusqu'à sa rencontre avec un braconneur taiseux. Une relation sensuelle et troublante en découle, mais rien ne peut détourner la jeune fille de son but, pas même l'amour. Toutes ces épreuves l'endurcissent, et lui en révèlent beaucoup sur elle-même et sur le monde qui l'entoure.

    Ce roman est court - moins de 250 pages - mais âpre. Meg Rosoff n'épargne pas ses personnages qui vivent dans la misère la plus crue - les moments que Bean passe à l'hospice sont horribles et laissent une sale impression au fond de la gorge.

    On garde longtemps en tête cette jeune fille courageuse qui plaque tout pour vivre sa vie librement, à une époque où la condition des femmes n'était même pas évoquée.


    La balade de Pell Ridley
    Meg Rosoff
    Editions Albin Michel Jeunesse
    Collection Wiz
    12.50 €


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