Fourre-tout et bric à brac !
... On risque bien du malheur, selon la croyance populaire.
J'avais un ami, qui lorsqu'il voyait une échelle, changeait carrément de trottoir pour ne pas la croiser. C'était assez perturbant - surtout quand on ne se rend compte qu'au bout d'une dizaine de mètres que *pouf* l'ami en question a mystérieusement disparu.
(Petit aparté à cet ami : si tu lis ceci, sache que c'est à cause de toi que je rédige cet article, tu vois à quel point tu m'a perturbée ??)
Il est évidemment plus prudent de passer au large d'une échelle appuyée contre un mur - qui sait ce qui pourrait en tomber : un pot de peinture, une tuile, l'ouvrier lui-même...
Ça, c'est pour le concret. Mais pour la superstition, d'où ça vient ?
Approchez-vous et ouvrez grands vos mirettes. Là... Vous avez remarqué ? Une échelle appuyée contre un mur forme un triangle. Or, dans de nombreuses civilisations, le chiffre trois - ici représenté par un triangle - est considéré comme sacré. Pour la religion chrétienne, il représente la Sainte Trinité. Or, passer sous une échelle revient à briser cet espace consacré. Gare à ce qui pourrait alors arriver au malheureux !...
Il existe toutefois une manière de se protéger : il faut compter les barreaux de l'échelle, et si l'on arrive à un nombre impair, le malheur est contré...
Cette croyance est tellement forte qu'en France et en Angleterre on faisait passer les condamnés à mort sous une échelle - pendant que le bourreau la contournait (En même temps, des condamnés à mort... Quel malheur pouvait leur arriver en plus de leur proche trépas ?...)
Et à présent, forts de ce savoir, allez vous promener... Et observez le nombre de gens qui contournent de façon plus ou moins consciente les échelles qui jalonnent leur parcours !